Cette formule cinglante de Clemenceau dresse un tableau désespérant de la continuité politique, où chaque génération de dirigeants est pire que la précédente aux yeux de celle qui la juge.
Elle pointe avec humour noir la vanité de toute ambition politique, suggérant que l'incompétence est la constante fondamentale de la vie publique.
On décortique
Gradation descendante Progression de "imbéciles" à "incapables" suggère une dégradation continue, bien que les deux termes soient quasi synonymes
Parallélisme Structure symétrique "on succède à... / on est remplacé par..." crée un effet cyclique et inéluctable
Ironie Le locuteur (homme politique lui-même) inclut implicitement sa propre médiocrité dans le tableau qu'il dresse