Cette formule de Chirac renverse la plainte générationnelle habituelle : ce n'est pas l'avenir qui manque aux jeunes, mais leur capacité à se fixer des buts qui leur donneraient prise sur cet avenir.
Elle responsabilise la jeunesse tout en pointant l'importance fondamentale de l'objectif comme boussole existentielle sans laquelle tout horizon paraît fermé.
On décortique
Antithèse Opposition entre "sans avenir" (perception) et "sans objectif" (réalité) déplace la responsabilité du contexte vers l'individu
Parallélisme Structure symétrique "se croient sans... / sont sans..." renforce le contraste entre illusion et vérité
Correction rhétorique La formule rectifie une erreur de diagnostic commune pour proposer une vision plus lucide